Si beaucoup de parents craignent d’entreprendre le processus d’apprentissage de la propreté, plus encore redoutent le moment d’enlever les couches la nuit.

Et ça se comprend! Notre enfant est habituellement loin de nous, dans sa propre chambre. Il dort et nous aussi (enfin je vous le souhaite!). Pour couronner le tout, si vous manquez votre coup, il faut changer le pyjama et les draps au beau milieu de la nuit et votre matelas est peut-être ruiné.

Qui a envie de se taper ça chaque soir, potentiellement plusieurs fois pendant vos heures de sommeil, précieuses et limitées?

PERSONNE!

Moi la dernière. Mais je vous rassure : ruiner son matelas et hypothéquer le dodo de toute la famille n’est pas un passage obligé pour atteindre la propreté de nuit.

Non, non!

Il y a des solutions gagnantes et faciles qui permettront à votre enfant d’utiliser le pot la nuit sans mouiller son lit et sans même vous réveiller. Tout réside dans l’autonomie de l’enfant.

J’accompagne les parents dans le processus d’éducation à la propreté et, autant pour le jour que pour la nuit, je vous encourage toujours à donner à votre enfant le maximum d’indépendance. Le plus beau cadeau qu’on peut faire à notre enfant, c’est lui donner les clés de sa propre autonomie.

En ce qui concerne la propreté la nuit, c’est un beau cadeau qu’on se fait à nous aussi. Voyons comment faire.

Miser sur l’autonomie de jour

Habituellement, le processus d’apprentissage de la propreté commence avec la propreté de jour. Pour beaucoup de parents, il est plus simple d’enseigner l’utilisation du pot quand on est éveillé et alerte. La continence pendant les siestes et la nuit vient alors plus tard, mais je recommande de ne pas attendre trop longtemps. Généralement, 2-3 semaines suffisent pour bien maîtriser la propreté de jour et le moment est opportun pour débuter l’apprentissage de nuit.

Cependant, le parent peut faire le choix de faire la propreté de jour et de nuit simultanément. Cela a l’avantage d’être moins confusant pour l’enfant. On dit adieu aux couches, à toute heure de la journée. Si votre enfant attend la sieste pour faire pipi et caca dans sa couche, vous voudrez peut-être songer à enlever la couche à ce moment aussi.

La clé pour atteindre la propreté la nuit, c’est de bien implanter l’autonomie dans l’utilisation du pot le jour. Si votre enfant ne sait pas baisser ses pantalons et s’asseoir sur son pot quand il est bien réveillé, comment pourra-t-il le faire en étant somnolent?

Il faut donc profiter de nos jours d’apprentissages intensifs pour bien enseigner à notre bambin toutes les étapes de l’utilisation du pot : s’y rendre, s’asseoir et se lever de son pot, monter et descendre son pantalon, vider le pot, laver ses mains.

L’éducation à la propreté est justement ça, un processus d’éducation, d’apprentissage. C’est vous le parent qui devez enseigner à votre enfant des nouvelles capacités, des nouvelles habitudes. Oui, c’est un coup à donner, mais il faut voir au bout de la ligne comment vous serez fiers l’un et l’autre de ces nouveaux acquis.

Aménager l’environnement de la chambre

L’autonomie de l’enfant dépend aussi de son environnement. La chambre de votre enfant est-elle adaptée à une utilisation autonome du pot en pleine nuit?

Si votre enfant dort encore dans sa couchette, vous ne pouvez évidemment pas vous attendre à ce qu’il utilise le pot par lui-même. Dans son lit de grand, votre enfant doit être capable de descendre et monter par lui-même. A-t-il une veilleuse ou une petite lumière pour le guider dans le noir?

Assurez-vous de placer un petit pot dans la chambre de votre enfant. Je dirais même de le placer à côté de son lit pour faciliter le tout. Vous pouvez placer une vieille serviette sous le pot au cas où il y aurait des éclaboussures. Gardez des linges et un pyjama de rechange à proximité si jamais un pépin se produit.

Pour bien protéger le lit en cas d’accident, mettez un grand piqué plastifié sous le drap contour. On en trouve facilement dans les pharmacies et les magasins à grande surface. Ensuite, vous pouvez opter pour la stratégie du dévoilement ou du recouvrement. Vous pouvez d’emblée, dès le début de la nuit, mettre un deuxième piqué et un deuxième drap par-dessus le lit déjà fait. Ainsi, en cours de nuit, vous n’aurez qu’à enlever les draps du dessus s’ils sont mouillés et ta-dam! Vous en avez d’autres en dessous.

Vous pouvez aussi laisser le lit tel quel et, en cas d’accident seulement, recouvrir les draps mouillés d’un piqué et d’une autre couverte. Dans les deux cas, s’il y a un pipi au lit, vous aurez du lavage à faire le lendemain, mais au moins vous n’aurez pas à refaire un lit au grand complet au milieu de la nuit.

Adapter la routine du dodo

Pour réunir les conditions optimales pour l’apprentissage de la propreté nocturne, il importe d’adapter votre routine du dodo. Il est préférable de réduire les liquides ingérés deux heures avant l’heure du dodo. Je sais que ce n’est pas toujours facile, entre le retour à la maison, le souper et le coucher, il y a parfois moins de deux heures! Loin de moi l’idée de déshydrater votre enfant, mais peut-être de garder ce facteur en tête pendant la période d’apprentissage.

Le principal changement dans la routine du dodo est l’ajout d’une dernière visite à la toilette. On peut l’introduire dès le début du processus d’apprentissage de la propreté, même quand on met encore une couche la nuit. C’est une habitude saine à prendre qui aidera certainement votre bambin à mieux dormir. Avouez que vous aussi vous avez de la difficulté à vous assoupir quand vous avez envie de pipi!

Si votre enfant est résistant, mettez la visite au pot avant une étape qu’il aime particulièrement comme l’histoire ou la chanson. Ou encore, faites une histoire ou une chanson pendant que votre enfant est sur le pot. Il n’y a rien de mal à distraire votre enfant, tant que celui n’utilise pas le pot comme prétexte pour obtenir d’autres choses.

Si votre enfant a l’habitude de boire avant de se coucher, pensez à lui offrir un tout petit verre. Ce pourrait être un verre spécial du dodo! Pour les enfants qui boivent la nuit, je recommande de placer leur gobelet à côté du pot et d’inciter l’enfant à boire son eau après avoir fait son pipi.

Faire le pipi-assoupi

Maintenant, concrètement, comment amener votre enfant à se lever, faire pipi dans son pot et se recoucher sans rien dire? On peut difficilement s’attendre à ce qu’un enfant initie de lui-même ce processus!

Je conseille donc de commencer avec des pipis à demi éveillé. Disons que votre enfant se couche vers 19-20h. Commencez par aller voir votre enfant avant de vous coucher, probablement vers 22-23h. N’ouvrez pas la lumière et n’essayez pas de trop le réveiller. Vous pouvez simplement le prendre, baisser ses pantalons et l’asseoir sur son pot. Souvent, la simple position amène le pipi. Vous pouvez faire un son comme « pssst » ou dire doucement « C’est bon, fais ton pipi. » N’insistez pas avec un enfant qui pleure beaucoup ou qui dit ne pas avoir envie.

Vous hésitez à entreprendre un tel processus parce que ça vous a pris des mois, des années à faire dormir votre enfant comme du monde et maintenant je vous demande d’aller le réveiller en pleine nuit!?

Je vous comprends à 100%. Petite parenthèse sur mon expérience personnelle.

Mon fils a commencé à faire des nuits à peu près décentes à deux ans, quand je l’ai sevré. Il était propre de jour, mais j’hésitais à faire la propreté de nuit parce que j’étais déjà épuisée par ma deuxième grossesse en cours. J’avais donc beaucoup d’appréhension à aller réveiller mon bambin pour lui faire faire pipi en pleine nuit.

Nous avons eu certains défis avec l’apprentissage de la propreté la nuit, mais les pipis assoupis n’en furent absolument pas! Peu importe l’heure de la proposition du pot, mon garçon restait assoupi. Assis sur son pot, complètement évaché contre moi dans une position de câlin, il faisait son pipi, puis retournait se coucher dans son lit sans rien dire. Moi aussi j’étais sans mot.

Revenons à la méthode. Disons que vous avez fait votre premier pipi assoupi au moment de votre coucher, vous pouvez en planifier un second vers 1h du matin. Généralement, deux visites au pot en début de nuit suffisent ensuite pour que votre enfant se retiennent jusqu’au réveil le matin. Si son pot est à côté de son lit, il aura peut-être le réflexe de l’utiliser lui-même!

Le défi pour plusieurs parents – et ce fut le mien – est de déterminer le bon nombre de visite au pot et le bon intervalle entre les réveils. Lors de notre première tentative d’apprentissage de la propreté la nuit, nous avons commencé avec les deux réveils recommandés. Petit problème : il faisait pipi avant notre première visite, avant la seconde et même plus tard dans la nuit! Nous avons ajouté des visites pour découvrir que… notre garçon faisait pipi à chaque 1h30 la nuit! Enceinte de 37 semaines, impossible pour moi de suivre ce rythme – et pour mon mari non plus d’ailleurs !

Nous avons donc mis la propreté la nuit sur la glace le temps d’accueillir sa petite sœur. Nous gardions les bonnes habitudes de réduire les liquides et de visiter le pot avant le dodo. Deux mois plus tard, après un déménagement, nous avons essayé à nouveau en intégrant des nouveaux trucs et ce fut un succès. Je vous dis ma meilleure astuce dans la prochaine section.

Bref, il faut jouer un peu, tester pour trouver le meilleur équilibre. Oui, cela veut parfois dire moins de sommeil sur le court terme, mais en trouvant la formule gagnante, votre enfant va parvenir à se réveiller par lui-même pour utiliser le pot et, s’il est autonome dans son utilisation, faire son pipi par lui-même!

Commencer nu fesses

En assistant les parents dans le processus d’apprentissage de la propreté, je réalise que beaucoup d’entre eux ont peur. Peur de la résistance de l’enfant, peur des accidents, peur de l’opinion des autres.

Il est tout à fait normal d’avoir des craintes quand on aborde ce grand changement qu’est l’éducation à la propreté. C’est une habitude fortement ancrée que de mettre une couche à notre enfant pour gérer son besoin d’hygiène.

Pourtant, l’apprentissage de la propreté, c’est dire adieu aux couches. On ne peut pas s’attendre à ce qu’un enfant devienne propre tout en portant des couches. C’est comme les petites roues sur le vélo. Un jour, il faut les enlever. Pour de bon.

Ainsi, la nuit, laissez votre enfant dormir sans couche! N’ayez pas peur des accidents, je vous ai déjà dit comment protéger votre matelas. Laissez votre enfant dormir nu fesse si possible!

Sans couche, sans pyjama, votre enfant aura tellement plus de facilité à utiliser le pot. La manipulation des vêtements est un gros défi qui vient avec l’apprentissage de la propreté. Laissez son enfant nu fesse au début, c’est se simplifier la vie pour se concentrer sur l’essentiel : faire pipi dans le pot et retourner se coucher seul.

Je mentionne aussi qu’en cas d’accident, vous aurez moins de vêtements à manipuler et à laver. Gagnant-gagnant.

Si la température ne permet pas de laisser votre enfant dormir nu fesse, optez pour le commando (c’est-à-dire avec des pantalons seuls, sans couche ou sous-vêtement en dessous). Les pantalons de pyjamas sont souvent amples avec un élastique à la taille plutôt qu’un zip ou un bouton. C’est ce genre de pantalon qui facilite l’apprentissage de la propreté.

Les pyjamas en une pièce sont évidemment plus difficiles à manipuler et je ne les recommande pas pour la période d’apprentissage de l’utilisation du pot.

Avec ces cinq trucs, vous avez de meilleures chances d’apprendre à votre enfant à utiliser son petit pot la nuit de manière autonome. Miser sur l’indépendance de votre enfant vous permettra de maximiser le sommeil de toute la famille, tout en satisfaisant le désir de votre bambin de faire les choses « tout seuuuul, moi capab’!!! ».

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur l’apprentissage de la propreté, de jour comme de nuit, demandez mon Plan d’action pour l’éducation à la propreté. C’est un survol de la méthode que je propose. Vous pouvez le recevoir gratuitement par courriel en vous inscrivant ici: www.hni.quebec/proprete

Si le sommeil de votre bambin est encore un défi, profitez des ressources Bedaine Urbaine. J’aurais tellement aimé ne pas attendre que mon fils ait plus de 3 ans avant de finalement écouter son atelier sur le sommeil des 18 mois et plus!

À propos de l’auteure

Ariane est une instructrice d’hygiène naturelle infantile et d’éducation à la propreté certifiée par Go Diaper Free. Avec son entreprise HNI Québec, elle offre des cours en personne et en ligne, des groupes de soutien et des consultations privées. Son but est d’aider les parents à mieux gérer les besoins d’hygiène de leurs tout-petits, peu importe leur âge!

Pour en savoir plus, visitez son site web (www.hni.quebec), sa page Facebook (www.facebook.com/hniquebec) ou encore son compte Instagram (www.instagram.com/hniquebec). 

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