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Pendant ta grossesse, tu lisais tous, tous, TOUS les livres, les blogues, les sites Internet sur la maternité, l’éducation, l’allaitement… Tu t’es fixé des principes :  toi, ton enfant, tu allais l’allaiter, faire du co-dodo, tu allais faire tes propres purées (bio en plus!), il n’écouterait jamais la télévision, tu ne perdrais jamais patience…et j’en passe! On le fait toutes. Parce qu’on veut ce qu’il y a de mieux pour ce qui est le plus précieux au monde : notre enfant!

Si tu réussis à tenir tous ces principes, que tu es parfaitement heureuse là-dedans, que ta santé physique et mentale tient le coup, je te félicite. Je t’admire même. Tu peux arrêter de lire ici, car cet article ne s’adresse pas à toi!

À toutes les autres TopTop Moms (et je sais que nous sommes nombreuses dans cette situation), j’aimerais dire ceci :  ces grands principes, aussi louables soient-ils, te font peut-être la vie dure! À ton insu en plus! Mais tu sais quoi? Maintenant que tu tiens ta progéniture dans tes bras, ça se peut que la réalité te frappe en pleine face et tu as le droit – je dirais même le devoir – de réévaluer tes principes. Tu as le droit de prendre un pas de recul, de te poser des questions et d’équilibrer tout ça.

On parle beaucoup de « parentalité bienveillante ». Mais la bienveillance devrait commencer par soi-même. Sois bienveillante envers toi-même. Écoute-toi et respecte tes besoins à toi aussi. N’est-ce pas là un bon exemple à montrer à nos enfants? À ceux qui disent qu’être maman, c’est de s’oublier, je ne partage pas cet avis. Je suis absolument convaincue qu’une maman ne peut être à son top si elle ne pense pas un peu à elle aussi.

Tu étais quelqu’un avant d’être maman. Et cette personne compte.

What if…?

Dans la vie en général, j’aime beaucoup me challenger et me remettre en question en me posant la question « what if? / qu’est-ce qui arriverait de bien grave si…? »

Je te partage quelques-uns de mes what if… en rapport avec le motherhood qui ont tellement sauvé ma santé physique et mentale…

What if… j’arrêtais d’allaiter?

Oui, l’allaitement c’est bien! C’est une belle chose, un beau moment privilégié qu’on passe avec notre enfant! Mais si je passe ce moment avec mon enfant en étant à boutte, épuisée et que je pleure en l’allaitant, est-ce vraiment la meilleure chose à faire? J’ai pour mon dire qu’une maman heureuse qui n’allaite pas vaut 100 fois une maman qui allaite en étant malheureuse. Et en bonus, papa peut se lever la nuit pour donner un biberon et laisser maman se reposer un peu…

What if…je faisais garder mon bébé pendant 24 heures?

À mes deux enfants, je suis partie en weekend d’amoureux alors qu’elles avaient seulement 3 mois de vie. Ouch! Je vois déjà certains me mettre l’étiquette d’une mauvaise mère. Mais, selon mes règles à moi, j’ai décidé que mon couple était aussi important que mes enfants. Que dormir et décrocher un peu ne pouvait qu’être bénéfique pour tout le monde.

What if… mes enfants écoutent la télévision?

Premièrement, je déteste les discours qui démonisent la télévision. Trouvons un équilibre, ok?! Je connais les recommandations de la Société canadienne de pédiatrie. À partir de là, j’y mets une dose de jugement, d’équilibre et de réalité familiale. Alors oui, mes filles de 2 et 4 ans écoutent la télévision à tous les jours. Un p’tit 23 minutes de Passe-Partout pendant que je prépare un souper qui fait du sens. Et parfois, c’est même deux fois par jour. Que veux-tu, j’aime ça moi avoir 15 minutes tranquille pour me préparer le matin sans me faire grimper dessus constamment, gérer des chicanes, ramasser des dégâts… Certaines mauvaises langues diront « déresponsabilisation ». Moi, je dis « efficacité et zénitude ». Et en prime, Passe-Carreau leur dit, elle aussi, que c’est important de brosser nos dents, bon! Et non, je ne pense pas que mes filles soient moins intelligentes, moins créatives, moins actives, moins en santé que n’importe quel autre enfant qui n’a jamais vu de télévision de sa vie.

Revenir ou transgresser ses principes n’est pas un échec, LOIN DE LÀ! Alors si, tu es fatiguée, à boutte, insatisfaite, ou whatever émotion non positive, je t’encourage à faire l’exercice des « what if… ». Il se peut que tes principes ne te conviennent plus… S’il n’y a personne qui se blesse ou qui meurt au bout de ton « what if… », c’est que tu peux le faire, ok?!