Ça y est, on y est.

Voici le récit d’Arielle.

Je l’ai écrit après avoir vécu l’événement le plus transformateur de ma vie:

Je suis devenue maman. 

Je dédie les prochains mots à toutes celles qui sont passées par le même chemin que moi. Je nous trouve belles, fortes, courageuses et sérieusement badass

Ce récit, j’en aurais eu besoin lorsque j’ai dû faire le deuil de mon accouchement rêvé. 

J’en aurais eu besoin lorsque je me suis retrouvée seule, quelques minutes après avoir accouché.

Vide, littéralement, et à des kilomètres de ma fille. 

Elle n’était qu’à l’autre bout du corridor avec de merveilleuses infirmières à ses soins, mais ce petit bout de ma vie aura été un des plus marquants. 

Il y a un avant et un après. 

Je ne suis plus la même personne depuis, mais rassure-toi. 

Je suis plus forte, plus grande. Je suis fière de celle que je suis devenue grâce à ce chemin inattendu. 

J’ai écrit ce récit au fil des siestes d’Arielle, et au mieux de mes souvenirs. 

Parce que crois-moi, les hormones post-partum ont clairement brûlé quelques cellules de mon cerveau (demande à mon mari) ! 

Alors voici comment débute l’histoire.

J’ai eu une merveilleuse grossesse. 

Vraiment! 

À part quelques minuscules nausées au tout début (qui se réglaient avec quatre biscuits soda avant de sortir du lit) et de la fatigue, je n’ai eu absolument aucun symptôme. 

Du moment où j’ai vu les petites lignes bleues sur mon test de grossesse, jusqu’à-presque-la-fin, j’ai adoré être enceinte. 

C’était facile pour moi de vivre à deux.

J’ai un point de vue assez hippie sur la maternité, ce qui explique mon choix d’accoucher en maison de naissance et d’être suivie par une sage-femme.

Accoucher est pour moi un geste naturel que je trouve trop médicalisé. 

En plus, j’ai toujours détesté les hôpitaux, les grands corridors froids, les néons, l’odeur de la maladie. C’était loin d’être un lieu où j’avais envie d’accoucher. Je ne voulais pas être prise en charge par une équipe médicale et leur panoplie de machins qui font bip bip

J’espérais vivre un accouchement doux, dans le calme et la sérénité. 

Tu devineras que si tout s’était passé comme prévu, je ne serais pas en train d’écrire ces lignes! 

Le tout début de l’histoire raconte quelques détails plus techniques, mais essentiels pour comprendre le reste. 

Aux alentours de ma 30e semaine de grossesse, pendant le temps des Fêtes, je me suis réveillée quelques nuits d’affilée avec des démangeaisons un peu partout. Ça me réveillait quelques minutes et ensuite je me rendormais. Ça arrivait des fois dans le jour, et c’était vraiment partout: ventre, dos, cou, jambes et bras. 

Partout, sauf les mains et les pieds.

Lors de mon suivi avec ma sage-femme au début du mois de janvier, je lui ai mentionné ce petit pépin de façon anodine, un peu comme si je lui disais:

<< Hier j’ai mangé une poutine. >>

Ça lui a mis la puce à l’oreille – ça pourrait être une condition que certaines femmes enceintes vivent, qui s’appelle la cholestase du foie. Mais elle ne s’inquiète pas trop, car normalement les démangeaisons sont intenses au point où les femmes se retrouvent avec des lésions à force de se gratter. 

Et elles se situent principalement au niveau des mains et des pieds.

Ce n’était pas du tout mon cas, mais elle me dit de garder l’oeil ouvert et de l’appeler si ça empire. 

Vers la mi-janvier, je l’appelle car ça empire et surtout parce que j’ai eu la fausse bonne idée de Googler cholestase du foie

Conséquences pour le bébé: arrêt cardiaque.

Calvaire. 

Quessé ça! 

Pas genre, possibilité-d’être aveugle-fac-ton-bébé-va-quand-même-vivre.

Non. 

Arrêt cardiaque. 

Pu d’bébé. 

Fatma (ma sage-femme d’amour), devance mon prochain rendez-vous de suivi pour faire une prise de sang. Cette prise de sang indiquerait si je suis atteinte ou non par cette fameuse condition. 

Étrangement, je n’ai plus jamais ressenti de démangeaisons après la mi-janvier.

Malgré la disparition de mes symptômes, on décide quand même de faire une prise de sang, juste pour écarter cette possibilité et arrêter de s’inquiéter. 

À la fin du rendez-vous, Fatma me dit << pas de nouvelles, bonnes nouvelles >>. 

Je repars, persuadée que ce n’est rien et que je ne recevrai pas d’appel.

Je suis à ce moment-là à 34 semaines de grossesse.  

Le lendemain, en pleine journée popotte avec des amies mamans, j’entends sonner mon cellulaire. J’ai les deux mains occupées alors je regarde si c’est un appel important.  

C’est Fatma. 

Shit. Shit shit shit. 

Non non non non non. 

Je réponds.

<< Allô Andréanne, comment vas-tu? >>

<< Euh, bin, ça allait jusqu’à ce que tu m’appelles, mais là ça va assez moyen. >>


<< Andréanne, on a reçu tes résultats et tes enzymes sont extrêmement hautes, l’hôpital t’attends, ils ont demandé à que ce tu te rendes immédiatement au triage. >>

Ils veulent que je me rende immédiatement? 

Qui ça? 

Comment ça? 

Je suis prise de panique. 

J’ai soudainement très mal au ventre et je n’arrive pas à comprendre ce que je dois faire exactement. 

Mes enzymes? 

C’est quoi le rapport? 

Je ne comprends rien à tous ces termes médicaux.

<< Fatma, quel hôpital déjà? >>
<< Le Gardeur, voyons!!! >>

Mon cerveau est en compote. 

Je lâche tout, j’appelle Dom, mon mari, pour qu’il vienne me chercher et j’éclate en sanglots.

Au téléphone, je sens tout de suite son angoisse monter dans sa voix, mais il me rassure et me dit qu’il part à l’instant. 

Dominic, c’est la personne la plus calme au monde. 

Je te jure qu’il resterait calme s’il tombait nez à nez avec un gars armé. 

Contrairement à moi, il est capable de calmer son esprit lorsqu’une crise survient. 

Mais quand il arrive 15 minutes plus tard, je le vois dans ses yeux. 

Il est anxieux, inquiet.

Ça va mal.

On monte dans la voiture, nos mains se retrouvent instinctivement et on part, direction: Hôpital Pierre-le-Gardeur.

La suite se trouve sur le blogue d’Andréanne

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