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Aucune étude à l’appui, j’affirme que 92 % des troubles mineurs de comportements chez les enfants sont en fait créés, entretenus ou copiés des parents ou des personnes à charge. Plus important encore que l’ADN, l’apprentissage par l’exemple, est un facteur primordial quand on parle d’éducation des enfants. Un parent qui s’endort très tard ou dort très peu a de grandes chances de retrouver les mêmes comportements chez son enfant. Ceci est aussi vrai pour les troubles alimentaires et de comportement. Donc, parents, s’il-vous-plaît, avant de crier pour rien ou de blâmer votre enfant, lisez ceci.

Mon enfant est tannant à la garderie : Si les comportements non-désirés se produisent seulement au service de garde, veuillez analyser votre environnement. Parce que vous travaillez 70 heures semaine, et vous vous sentez coupable, ce n’est pas à votre enfant d’en souffrir. En lui permettant de faire ce que bon lui semble à la maison pour vous déculpabiliser d’être absent, vous nuisez de façon directe à son apprentissage de vivre en société. Les comportements inacceptables sont tout aussi inacceptables à la maison qu’à la garderie. Travaillez avec l’éducatrice de votre enfant. Une main de fer dans un gant de velours est la clé.

«No means no» : Et c’est tout ! Fin de la discussion. Votre NON doit être respecté, entendu et sans-retour dès leur plus jeune âge. Si vous commencez par : «NON, pas de bonbons avant le souper», par la suite, dans quelques années, votre «NON, tu ne prends pas ma voiture» aura beaucoup plus d’impact. Si après avoir dit NON de manière irréfléchie ou trop rapidement, vous devez expliquer le pourquoi de votre changement d’idée. Essayez de changer le moins souvent possible d’idée, mais aucun de nous n’est parfait…

Parents câlin bébé

Je ne veux pas parce que… : Il est important de comprendre que les enfants sont des livres remplis de pages blanches. Donc, quand votre fils marche dans les plate-bandes de sa tantine, il ne comprend pas pourquoi il ne doit pas le faire. Crier NON et le réprimander est valable sur le coup, mais je vous le jure que l’enfant recommencera dès que vous aurez le dos tourné. Qui n’aime pas dépasser la ligne du défendu et les défis. Expliquez-lui plutôt pourquoi il ne doit pas le faire : tu brises les plantes, ce sont des êtres vivants, tu dois prendre soin de ta planète, ta tantine a travaillé très fort pour planter tout ça,… L’enfant recommencera peut-être, ce sont des enfants, mais par accident, pas seulement par confrontation. Même chose pour traverser la rue : expliquez-lui que c’est dangereux, car les voitures ne voient pas les petits garçons. Il va de soi pour toutes les fois où vous aurez à dire NON! «NON = explication»

Je m’excuse : Même à 28 ans, avouez mes torts, je trouve ça difficile. Un ballon dans le visage, une petite voiture sur un pied, briser les lunettes de grand-papa,… Même par accident, un enfant doit s’excuser. Que ce soit à un autre enfant ou une grande personne, il est important de le faire. Si l’enfant refuse de le faire, faites-le à sa place en disant : Jacob-Olivier s’excuse. Utilisez son nom, ce n’est pas de votre faute alors «je m’excuse» ne s’applique pas. Les premiers «je m’excuse» sont difficiles alors laissez le temps à l’enfant d’apprivoiser qu’on peut parfois se tromper. Si vous avez un comportement qui vous demande de vous excuser, faites-le, et faites remarquer vos paroles à votre enfant. Si maman s’excuse, ça doit être bon pour moi aussi.

Merci et s’il-vous-plaît : NOTE À TOUS LES PARENTS : si vous n’utilisez jamais ces deux mots, il est IMPOSSIBLE que votre enfant le fasse et vous passerez toute votre vie à demander les mots magiques.

Patience et répétition : Ce sont les deux mots les plus importants quand on parle d’éducation. Réagir, expliquer et répéter, tout le temps, tous les jours, toute la vie. L’éducation ne prend pas de vacances…