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(Par Mariclaud Thériault)

Ahhhhh Noël! La famille, la visite, les visites, la musique, le bruit, les becs, les cadeaux…. Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça m’essouffle toujours un peu et j’en serai à mon 34ieme réveillon de Noël! Alors, nos petits eux ? Comment peuvent-ils vivre ça ?

Je ne vous parle pas de sommeil, mais je vous invite à lire le billet de Marie-Pier, conseillère principale de l’agence de baby planning Bedaine Urbaine, sur le sujet. Pour ma part, je veux vous parler de développement affectif. Bien sûr, vous en ferez ce que vous voulez, mais je crois qu’il est toujours important de prendre une décision en explorant le sujet.

Petit exercice d’empathie : c’est Noël, tout le monde est joyeux, vous êtes bien collés sur maman, et quelqu’un que vous ne connaissez pas ou presque pas vient vous prendre. Il vous garde dans ses bras quelque temps, vous sourit, vous parle, vous stimule, puis vous passe à d’autres bras. Ces autres bras vous font à peu près les mêmes simagrées que les premiers et hop, vous allez de bras en bras comme ça, durant toute la soirée. Parfois les gens sont plus sympathiques que d’autres, parfois ils sentent fort l’eau de Cologne bon marché, la cigarette, ou même le fond de tonne. Parfois, ils sont poilus et piquent. Ajoutez à cela des bruits plus forts que d’habitude, des murs qui ne ressemblent pas aux vôtres (si vous êtes en visite bien sûr), des odeurs qui ne vous rappellent rien…. Bref, beaucoup de nouveaux stimuli pour vous. Je ne sais pas pour vous, mais moi c’est la migraine assurée. Et nos petits dans tout ça? Comment peuvent-ils se sentir? Pensons-y bien afin de répondre à LEURS besoins.

Personnellement, je crois que c’est trop pour eux. Ils ont besoin d’être rassurés, d’être protégés, de la chaleur de maman ou de papa, de gens qu’ils connaissent bien. Cette sur stimulation et ces perturbations peuvent engendrer beaucoup de tensions et de stress chez nos petits et apporter un lot de pleurs, de crises et de difficultés au dodo. Alors je dis : exit la tournée du Roi Lion. Prenez votre enfant, sortez le porte-bébé et respectez son intimité, sa bulle.

Je l’ai fait à mon premier, qui est assez réactif merci, pour son baptême. On avait averti la famille, les amis. On a eu une seule réaction plate. Les gens comprennent quand on explique. Pour les plus grands, qui peuvent démontrer ne pas vouloir être dans les bras, une autre réflexion s’impose : les maudits becs! Pensez-y deux secondes. On essaie d’apprendre à nos enfants à se respecter, à ne pas accepter que quelqu’un entre dans son intimité sans son consentement, mais on les oblige à donner des becs…. Pas sûre. Et vous, si on vous oblige à donner des becs à des gens que vous ne connaissez presque pas, et que vous n’en avez pas envie, comment vous sentiriez-vous? Je vous suggère de demander à l’enfant s’il a envie de donner des becs et si l’envie n’y est pas, respectez-le, ne le forcez pas. Et protégez-le de tous les oncles barbus ou non, tantes parfumées ou non, qui insistent, en expliquant votre décision.

Comme dans tout, il vous appartient en tant que parent de prendre les décisions que vous jugez bonnes pour votre enfant. Mais je vous invite à vous poser LA question; ça répond au besoin de qui?

Ça répond au besoin de qui, que bébé se promène de bras en bras?

Ça répond au besoin de qui, que mon grand donne des becs?

Sur ce, je vous souhaite de Joyeuses Fêtes! Et du bon temps avec vos proches et moins proches, mais surtout avec vos minis et vos grands!

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