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Les enfants sont une source infinie de comportements spontanés qui font d’eux mes êtres humains préférés de tout l’Univers. Sérieusement, dans une fête entre amies, je suis souvent celle qui termine des casse-têtes ou qui lit des histoires. J’adore les enfants et je pense qu’ils m’aiment bien aussi. Être écouté et considéré par une grande personne, c’est vraiment chouette, non ?

Je suis aussi celle qui parle à vos enfants à l’épicerie. Je suis celle qui dira ; «Tu sais, Édouard, je pense que ta maman s’en va. Tu la suis ou tu viens avec moi ?» Oui, je suis celle qui aide à détourner l’attention du bonbon tant convoité, ou celle qui amuse les enfants en faisant des grimaces dans les files d’attente. Ouin, c’est moi ça…

Ceci dit, quand ce n’est pas le tien, c’est toujours plus facile. J’adore jouer et passer du temps avec mon garçon, mais ceux des autres, c’est toujours plus libérateur et sans limite. Parce que, si ça tourne mal, ce n’est pas moi qui s’arrange avec les dommages collatéraux. C’est facile de mettre le bordel et de les exciter dans l’tapis quand tu sais que ce n’est pas toi qui les mettras au lit… Mais je suis bonne aussi pour les endormir. Vous demanderez à Olivia, la fille de ma sœur, qui raconte les meilleures histoires. Ma filleule a aussi déjà dit à ma sœur que la meilleure maman au monde c’était… moi. Pour les fois où je l’emporte sur ma sœur hihi!

Bref, j’adore leur façon de voir la vie! Je pense que certaines caractéristiques de l’enfance devraient grandir avec nous et s’installer dans nos habitudes de grands. Particulièrement quand tout va trop vite dans notre quotidien…

Le moment présent

Arrête de penser au lunch de demain, joue maintenant.

Arrête de penser au lavage qui s’accumule, lis cette histoire maintenant.

Arrête de penser que ton enfant sera pourri-gâté et achète le damn suçon, si tu penses que c’est la bonne chose à faire. Ou apprends à dire «non, ce n’est pas le temps» sans avoir peur de la crise existentielle qui vient avec.

“Si tu es déprimé, tu vis dans le passé. Si tu es anxieux, tu vis dans le futur. Si tu es en paix, tu vis dans le présent.” (Lao Tseu)

La résilience

Bon, tu vas me dire que, pendant la crise existentielle du suçon, il ne semble pas y avoir beaucoup de résilience dans le corps, ni dans la tête de ton enfant. Ça frôle même l’hystérie! Mais un coup passée cette fameuse crise – souvent reliée à un manque de sommeil, une gestion des attentes non-optimale ou un trop plein d’émotions qui est incapable d’être verbalisé -, peu d’enfants reviennent sur ces événements et ils s’en remettent plus facilement. T’sais, y’a pas un enfant qui fait une dépression après avoir renversé un verre de lait. Au restaurant. Devant tout le monde.

Parce que c’est, ça, la résilience. Ce n’est pas de nier le problème ou de le contourner. La résilience est la capacité pour un individu à faire face à une situation difficile ou génératrice de stress et de passer à autre chose. Et souvent, un enfant à qui on laisse le droit d’exprimer sa colère de façon adéquate est plus enclin à passer à autre chose qu’un adulte qui, trop souvent, reste dans un état de rancune, de vengeance, ou encore, se referme et boude. Alors oui, aux crises de bacon. Et quand l’enfant a terminé, on passe à autre chose… As-tu déjà vu un enfant ignorer ses parents une journée entière parce que son verre était bleu et non orange?

Je t’avoue que j’ai 33 ans, et je travaille encore très fort sur ma résilience. Pas pour des couleurs de verre par contre… hihi!

La détermination

Combien de fois ton enfant a demandé sa suce après l’avoir envoyé aux bébés rennes du Père Noël? Est-ce que ton enfant s’essaie chaque soir pour avoir des bonbons avant le souper? Est-ce qu’il se tanne un jour? NON!

Les enfants ne lâchent JAMAIS le morceau. Et c’est parfait comme ça. Dans le day-to-day, répéter 100 fois la même chose est un irritant, mais pense un peu à la détermination de ton enfant devant un suçon quand tu demanderas à ton patron ta prochaine augmentation salariale.

Je dis souvent à mon garçon : “demande! Demande et on verra. Le pire qui puisse arriver, c’est quoi? C’est que c’est non…” Maintenant, il ajoute : « mais je vais redemander un peu plus tard, parce que, quand on veut, on ne lâche pas le morceau, hein maman? ».

Apprendre à nos enfants plus tôt ce que nous avons appris trop tard est l’une de nos responsabilités parentales. Des fois, ça joue contre nous! Mais quand l’élève dépasse le maître, on se dit que, à quelque part, on a fait une maudite belle job.

Apprendre tous les jours

Je n’ai jamais vu un enfant refuser d’apprendre à marcher parce que c’est trop difficile. Certains ne PEUVENT pas. Ça c’est différent…

Je parle de ceux qui ont tout en leur possession pour réussir, mais comme l’effort est immense, ils préfèrent s’asseoir et voir la vie défiler. DAMN! Ta vie est plate…

J’ai commencé le ballet classique à 33 ans. Le premier cours, je me suis dit : « Moi qui pensais être en forme…» Maintenant, niveau ballet #1, je ne regarde (quasiment!) plus sur les autres pour connaître les enchaînements. J’aurais pu abandonner, mais j’ai préféré foncer.

Même chose avec mon garçon quand il a décidé que le ski était devenu trop facile (et qu’il devait trop attendre après sa mère!) Il ne s’est jamais arrêté au fait qu’il devait recommencer un tout nouvel apprentissage en planche à neige. Certaines descentes ont été plus difficiles que d’autres, mais il n’a jamais pensé que, parce que c’était difficile, ce n’était pas pour lui…

Le “vouloir”, ou ce que les anglophones appellent le « grind » / le « guts », est vraiment ce qui distingue les personnes qui ont du succès. Pourquoi certains enfants issus d’un milieu défavorisé réussissent leur vie qui semble être pourtant hypothéquée à la naissance? Parce qu’ils n’ont jamais arrêté de vouloir apprendre, se dépasser et vivre au-dessus des règles. Ils ont fait leurs propres règles et ils ont foncé, sans jamais s’arrêter. C’est bien la seule chose que j’aimerais que mon garçon garde de moi. Quand on veut, on peut!

« She believe she could. She did. Now she’s in time out! » (Auteur inconnu)

Reste une enfant, TopTop Mom! Continue de payer ton hypothèque, mais gâte-toi un suçon une fois de temps en temps. Fais des crises de bacon quand tu as quelque chose à revendiquer. Demande pour mieux recevoir. Et ne t’arrête jamais, tant et aussi longtemps que tu n’as pas atteint ton objectif. Sors de ta zone de confort, c’est exactement là que les miracles peuvent te surprendre et changer ta vie!